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ÉTUDES DE CAS 13 MAI 2026 · 13 MIN DE LECTURE

Campagne SEA + SEO combinée : ROI mesuré sur 6 mois

Étude de cas HDF : une PME industrielle combine Google Ads et SEO pendant 6 mois. ROI, KPIs et leçons pour Lille et les Hauts-de-France.

Lancer du Google Ads sans travailler le SEO, c'est payer pour chaque clic sans construire d'actif. Faire du SEO sans accélération payante, c'est attendre six mois avant de voir du volume. Beaucoup de PME en Hauts-de-France choisissent l'un ou l'autre — et se demandent ensuite pourquoi le retour sur investissement reste flou.

Cette étude de cas porte sur ThermoNord Équipements, fabricant de composants thermiques pour l'industrie agroalimentaire, basé à Valenciennes. En janvier 2026, la direction nous a contactés avec un constat simple : le site existait, le catalogue était en ligne, mais les demandes de devis qualifiées stagnaient à une dizaine par mois. Le budget marketing était limité — environ 2 800 € par mois — et devait couvrir acquisition et contenu.

Notre promesse : structurer une campagne SEA + SEO combinée, mesurer le ROI sur six mois, et ne pas confondre trafic et chiffre d'affaires. Voici ce qui s'est passé, chiffres à l'appui.

Contexte : une PME industrielle B2B en quête de leads qualifiés

ThermoNord compte 28 salariés, un chiffre d'affaires d'environ 4,2 M€ et une clientèle répartie entre les Hauts-de-France, la Belgique et le nord de la France. Le site vitrine WordPress datait de 2022 : correct visuellement, mais lent sur mobile, mal structuré pour le référencement et sans suivi publicitaire structuré.

Situation au départ : 340 sessions organiques mensuelles, dont 60 % sur le nom de marque. Aucune campagne Google Ads active — des tentatives ponctuelles en 2024, abandonnées faute de suivi. 11 demandes de devis qualifiées par mois en moyenne (panier moyen projet : 18 000 € HT). Délai de décision client long : 6 à 14 semaines entre premier contact et signature. Équipe commerciale de 3 personnes, dont une déjà saturée par le réseau historique.

Le dirigeant voulait des résultats mesurables avant la saison des salons professionnels de l'automne. Il ne cherchait pas « plus de visiteurs » : il voulait plus de dossiers entrants avec un budget maîtrisé.

En B2B industriel, un lead non qualifié coûte autant de temps qu'un bon dossier — parfois plus.

Diagnostic : pourquoi le SEA seul ou le SEO seul ne suffisaient pas

Nous avons passé deux semaines en audit avant de lancer quoi que ce soit. Le diagnostic a révélé trois blocages distincts.

Côté SEO, les pages services étaient trop courtes (200 à 350 mots), sans réponse aux questions techniques des acheteurs. Aucune page dédiée aux cas d'usage sectoriels (laiterie, boulangerie industrielle, conserverie). Temps de chargement mobile : 4,8 secondes (LCP au-dessus de 3,5 s). Maillage interne quasi absent entre fiches produits et pages métiers.

Côté SEA, l'historique Google Ads était mal configuré : mots-clés trop larges (« échangeur thermique » sans qualificateur), landing pages identiques à la page d'accueil (taux de rebond supérieur à 72 %), aucun tracking des conversions au-delà du formulaire « contact générique », pas de remarketing sur les visiteurs ayant consulté des fiches techniques.

Côté organisation, le CRM (Pipedrive) n'était pas connecté au site. Aucune définition partagée de ce qu'est un « lead qualifié » entre marketing et commerce.

Sans alignement SEO + SEA, ThermoNord aurait brûlé du budget sur des clics curieux ou attendu des mois avant d'obtenir du volume organique crédible. La stratégie combinée visait à accélérer le court terme tout en construisant le moyen terme.

Actions menées : articulation SEA et SEO sur six mois

Nous avons découpé le projet en trois phases, avec un budget mensuel réparti : 1 600 € SEA / 700 € contenu et SEO / 500 € technique et tracking.

Phase 1 — Fondations (semaines 1 à 4)

Installation de Google Analytics 4, Google Tag Manager et suivi des événements (téléchargement fiche technique, demande de devis, clic téléphone). Optimisation Core Web Vitals : passage du LCP à 2,1 s via compression images et cache. Restructuration de l'architecture : 4 pages piliers sectorielles + 12 pages cluster. Création de 3 landing pages dédiées aux campagnes Search (une par segment prioritaire). Nettoyage du compte Google Ads historique et restructuration en 3 campagnes Search + 1 campagne Performance Max limitée au remarketing.

Phase 2 — Accélération (mois 2 à 4)

Publication de 2 contenus SEO longs par mois (1 800 à 2 400 mots), rédigés avec l'ingénieur commercial. Lancement Search sur mots-clés transactionnels et problem-aware (« remplacement échangeur laiterie », « maintenance échangeur thermique agroalimentaire »). Tests A/B sur les titres des landing pages et les CTA (« Demander une étude » vs « Obtenir un chiffrage sous 48 h »). Campagne remarketing Display sur les visiteurs de fiches produits n'ayant pas converti. Optimisation des snippets : FAQ schema sur les pages piliers.

Phase 3 — Consolidation (mois 5 et 6)

Réallocation budgétaire SEA vers les ad groups avec coût par lead inférieur à 95 €. Renforcement des pages organiques qui commençaient à se positionner en page 1 (positions 4 à 8). Création d'un lead magnet : guide PDF « 7 points de contrôle avant remplacement d'échangeur ». Revue mensuelle avec le directeur commercial : scoring des leads, feedback sur la qualité perçue. Réduction progressive du SEA sur les requêtes où le SEO couvrait déjà les 3 premières positions.

Chaque euro SEA alimentait des pages optimisées pour convertir. Chaque contenu SEO répondait à une intention que nous avions validée via les termes de recherche des campagnes payantes.

Résultats après six mois : ROI mesuré, pas estimé

Les chiffres ci-dessous couvrent la période janvier-juin 2026, comparée à la baseline juillet-décembre 2025.

Acquisition : sessions organiques passées de 340 à 890 (+162 %). Sessions payantes : 1 240 cumulées sur la période (pic à 280/mois en mars). Part de trafic non-brand : de 38 % à 61 %.

Conversion : demandes de devis qualifiées de 11/mois à 24/mois en moyenne sur les 3 derniers mois. Coût par lead qualifié (SEA seul) : 87 € en moyenne, contre 140 € lors du test 2024. Taux de conversion landing pages dédiées : 4,2 % (vs 0,8 % sur l'ancienne page d'accueil).

Chiffre d'affaires attribuable : 9 contrats signés directement traçables aux canaux digitaux (UTM + CRM). Valeur totale signée : 214 000 € HT. Investissement marketing total sur 6 mois : 16 800 € (budget ads + prestation agence). ROI marketing direct : environ 12,7x sur la période — en tenant compte uniquement des contrats signés, pas du pipeline en cours.

SEO spécifique : 14 mots-clés cibles en page 1 (contre 3 au départ), 3 pages piliers dans le top 3 sur des requêtes à intention commerciale, part du trafic organique sur les pages de conversion : 34 % du total organique.

Ces résultats ne garantissent pas les vôtres. Le secteur industriel B2B à Valenciennes bénéficie d'une concurrence SEO modérée sur des requêtes de niche — un distributeur B2C à Lille n'obtiendrait pas les mêmes courbes. Mais la méthode de mesure reste transposable.

Apprentissages : ce qui a fait la différence

Le SEA a servi de laboratoire pour le SEO

Les termes qui convertissaient en payant sont devenus prioritaires en contenu organique. Sans cette boucle, nous aurions produit des articles « SEO » déconnectés de la réalité commerciale.

La définition du lead qualifié a changé la donne

En alignant marketing et commerce sur trois critères (secteur cible, budget projet estimé, horizon de décision), nous avons arrêté de compter les formulaires incomplets comme des succès.

Les landing pages dédiées valent l'investissement

Trois pages à 1 200 € chacune en conception et intégration. Retour visible dès le deuxième mois : le coût par lead a chuté de 34 % par rapport aux campagnes pointant vers des pages génériques.

Le SEO technique n'est pas optionnel quand le SEA arrive

Google Ads pénalise indirectement les pages lentes via un Quality Score faible. Le gain de performance a réduit le CPC moyen de 18 % sans toucher aux enchères.

Six mois, c'est le minimum pour juger un duo SEA + SEO

Les mois 1 et 2 étaient en investissement. Le ROI positif net est apparu au mois 4, quand le SEO a commencé à alimenter des leads gratuits et que le SEA était calibré.

Comment reproduire cette approche dans votre PME

Si vous êtes une TPE ou PME en Métropole Européenne de Lille ou ailleurs en Hauts-de-France, voici les conditions minimales pour une campagne SEA + SEO combinée crédible.

Un budget ads réaliste : 1 200 à 3 000 €/mois selon la concurrence sectorielle. Un site capable de convertir : formulaire court, preuve sociale, temps de chargement mobile inférieur à 3 s. Un interlocuteur côté client pour valider les leads et remonter la qualité perçue. Un outil de suivi (GA4 + CRM ou tableur structuré) connecté dès le jour 1. Une acceptation que le SEO met 3 à 5 mois à produire du volume, même bien exécuté.

Erreurs fréquentes à éviter : couper le SEA dès les premières positions SEO (vous perdez la visibilité pendant que l'organique consolide), mesurer le ROI sur le trafic global au lieu des conversions qualifiées, externaliser le contenu technique sans relecture métier interne, lancer du Performance Max sans audience de remarketing alimentée.

Pour approfondir les fondamentaux, consultez nos guides sur le ROI du SEA pour e-commerce et vitrines et la mesure du ROI SEO avec les bons KPIs.

FAQ

Quel ROI attendre d'une campagne SEA + SEO combinée en six mois ?

En B2B industriel avec un panier moyen élevé, un ROI marketing de 5x à 15x est atteignable si le suivi est rigoureux et le cycle de vente inférieur à six mois. En B2C ou sur des marges faibles, visez plutôt 2x à 4x. Le premier trimestre sert souvent à calibrer, pas à rentabiliser.

Faut-il commencer par le SEA ou le SEO ?

Les deux en parallèle, mais avec des rôles distincts : le SEA teste les intentions et génère des leads immédiats, le SEO construit les pages qui remplaceront progressivement les dépenses ads. Commencer uniquement par le SEO repousse les résultats ; commencer uniquement par le SEA empêche de construire un actif durable.

Quel budget minimum pour une PME à Lille ou Valenciennes ?

Comptez 2 000 à 3 500 €/mois tout compris (média + prestation) pour une approche combinée sérieuse. En dessous de 1 500 €/mois, concentrez-vous sur un canal et une seule ligne de produit — sinon vous diluez sans apprendre.

Comment attribuer un contrat signé au SEO ou au SEA ?

Utilisez des UTM sur chaque campagne, un champ « comment nous avez-vous connus ? » au formulaire, et croisez avec l'historique CRM. En B2B, le parcours est souvent multi-touch : un prospect voit une annonce, revient en organique, télécharge un guide, puis demande un devis. L'important est de tracer, pas de prétendre à une attribution parfaite au premier clic.

Le SEO peut-il remplacer Google Ads à terme ?

Partiellement. Sur des requêtes de niche B2B, nous avons vu le SEO absorber 40 à 60 % du volume de leads après 8 à 12 mois. Le SEA reste utile pour les lancements produit, la saisonnalité et les requêtes où la concurrence organique est saturée.

Et maintenant ?

ThermoNord continue avec un budget ads réduit de 30 % par rapport au pic, le SEO prenant le relais sur les requêtes les mieux converties. Le prochain chantier : automatiser le nurturing des leads qui ne sont pas matures commercialement.

Si vous voulez structurer une acquisition payante et organique avec un ROI suivi mois par mois, nous pouvons auditer votre situation actuelle et vous proposer un plan réaliste — pas un tableau Excel optimiste.

Julien Larzillière
PDG du Groupe Tercium

Dirigeant du Groupe Tercium — dont Apresta —, Julien partage les méthodes SEO, e-commerce et digital utilisées avec les TPE/PME des Hauts-de-France.

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